
Le développement d'un dosage radio-immunologique spécifique a permis de mieux cerner le rôle de la prolactine dans différentes circonstances physiologiques et pathologiques. Physiologiquement, elle est sécrétée au niveau de l'antéhypophyse. Cette sécrétion est en permanence freinée par un système inhibiteur hypothalamique : le "prolactin inhibitor factor" (ou P.I.F.). Au plan physiopathologique, l'excès de prolactine entraîne : - Une diminution de la sécrétion des gonadotrophines par action sur l'hypothalamus et principalement une activation du système dopaminergique; - Un défaut de réception vraisemblable de l'ovaire aux gonadotrophines Les étiologies des hyperprolactinémies sont : - Physiologiques, au cours de la grossesse et de l'allaitement; - Tumorales, dans les adénomes et les micro-adénomes de l'antéhypophyse; - Médicamenteuses, en particulier avec les neuroleptiques (antagonistes de la dopamine); - Idiopathiques