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Le Professeur K. Delay, qui a apporté son concours à la réalisation de ce film, a utilement rappelé que "l'on rêve ou l'on délire avec ce qu'on a et ce qu'on est, avec l'avoir et l'être". Texte poétique par excellence, il pouvait sembler que la transposition cinématographique de ce récit était impossible. D'autant que l'expérience intime qu'avait Gérard de Nerval de sa propre psychose maniaco-dépressive semblait interdire de présenter ce "cas" de l'extérieur. Le choix d'un acteur comme Serge Reggiani, pour interprété le personnage de Gérard de Nerval, celui de Clotilde Joanno dans le rôle de la femme imaginaire poursuivie, la poésie qui se dégage de fort belles images et d'un dialogue tout en nuances dû à René de Obaldia, ont permis de tenir cette gageure. De sorte que cette impossibilité de communiquer, qui est le vrai drame de la folie, s'estompe ici, et que l'intensité de l'onirisme auquel sa complexité de rêveur éveillé présdisposait Gérard de Nerval se retrouve tout entière dans ce film.